Les décisions en matière de politiques publiques touchent tous les Canadiens et Canadiennes. Les parlementaires participent à des débats publics sur les enjeux de l’heure en plus d’étudier, de débattre et de modifier nos lois. Fournir plus d’informations aux parlementaires, notamment aux 197 nouveaux députés élus en 2011, permet de renforcer la démocratie canadienne.

parbox32Chaque parti politique fournit à ses candidats sa plateforme et son message concernant les enjeux des élections et des communications. Les 197 nouveaux membres du Parlement ont néanmoins fort à faire suite à leur élection : bien que le Parlement ait assuré leur formation en matière d’administration et de procédure, les nouveaux parlementaires n’ont reçu aucune séance d’information formelle sur les politiques après les élections générales de 2006 et 2008.

Cela constitue tout un écart par rapport au soutien offert aux représentants élus à l’étranger. Aux États‑Unis, par exemple, le service de recherche du Congrès reçoit les nouveaux membres du Congrès ainsi que leurs familles à Colonial Williamsburg pendant quatre jours pour un colloque sur les enjeux des politiques nationales et étrangères du point de vue législatif, le tout dans un contexte neutre et non partisan. L’institut des sciences politiques de l’Université Harvard, situé sur le campus de la John F. Kennedy School of Government, invite les nouveaux membres du Congrès et leur conjoint ou conjointe à participer à un programme bipartite de trois jours et demi sur des sujets tels que l’économie, le budget et les affectations budgétaires, les politiques étrangères, les soins de santé et l’éducation.

Un sondage réalisé auprès de 65 anciens parlementaires canadiens par Samara, organisation caritative d’enquête sur la mobilisation des citoyens pour la démocratie au Canada (www.samaracanada.com), avec la collaboration de l’Association canadienne des ex-parlementaires, a démontré que les anciens parlementaires provenaient de milieux disparates offrant peu d’expérience de charge élective ou du contexte de la vie politique nationale.  Selon le document Welcome to Parliament: A Job With No Description publié par Samara, ils étaient peu nombreux à se rappeler un soutien ou une instruction formelle organisée (p.8). L’étude révèle que bon nombre des députés prenaient la peine de décrire le manque de préparation, et conclut que le faible soutien aux nouveaux parlementaires pendant leur période d’initiation à la vie publique nationale, y compris l’insuffisance de leur formation et de leur  accueil formel, était surprenant (p.12).

« Le Canada est un pays plus complexe qu’il ne le semble : vaste, fédéral, multiculturel, en évolution constante et pourtant susceptible à l’effet de silo dans sa pensée et ses actes. De plus, il n’existe actuellement aucun mécanisme officiel permettant aux législateurs et aux diplomates de voir notre pays dans son ensemble. Avec ce Programme, l’Université Carleton aidera à combler cette lacune. Cela m’aurait fourni une aide précieuse lors de ma première élection au Parlement, surtout en raison de l’objectif d’immersion non partisane, de présentation impartiale des forces et des failles dont est constitué le pays. » (Traduction libre)
– Le très honorable Joe Clark,
ancien premier ministre du Canada